Il y a cinq mois, notre belle relation commençait après un séjour de rêve à Tignes. C’était le début, et nous avions des étoiles plein les yeux et des papillons dans le ventre : tout nous paraissait merveilleux. Les premiers jours ont été plein de fougue, les semaines suivantes pleines d’adaptation et de compromis, et puis il a fallut faire face à la routine. Aujourd’hui, je peux déjà vous dire que le chemin vers notre modèle idéal est plein de défis et de belles surprises, et qu’il nous a fallut chercher la recette pour entretenir la flamme de la modulocracy.

Au bout de quelques mois vient le temps d’un premier bilan. Voici un état des lieux des obstacles surmontés avec la modulocracy et nous en avons tiré cinq enseignements dont je vous fais part aujourd’hui pour entretenir la belle flamme des premiers jours !

Leçon 1. La modulocracy doit être apprivoisée.

Parfois ses réactions vont vous surprendre, elle est impétueuse et imprévisible car elle libère tous les caractères et toutes les personnalités. Apprenez à connaitre chacun de ses aspects. Mieux vous la connaitrez, et mieux vous parviendrez à connaitre ses bons côtés, et a acceptez ce qui parfois vous agace chez elle. Au début, la modulocracy pourra vous frustrer parce-qu’elle va vous imposer un fonctionnement qui changera vos habitudes. Elle facilite la communication et c’est le plus important, car aucune relation ne peut fonctionner sans une excellente communication, dénuée de frustration et de craintes.
Mais pas d’inquiétude, si vous vous sentez prêt à vous engager, vous surmonterez ces surprises et apprendrez à les aimer !

 

Leçon 2. Sois fidèle à la modulocracy, sinon elle t’en fera baver.

On a vite fait de switcher un tour d’inclusion, un tour de clôture, ou la création d’un rôle en se disant qu’on le fera plus tard. C’est vrai, ça peut donner l’air de faire perdre du temps de se demander ce qui va bien en début de réunion. Mais c’est important d’exprimer ce qui nous plait au quotidien dans la relation : pour rester merveilleuse comme au premier jour, la modulocracy ne doit pas être délaissée, sous peine de devenir l’ombre d’elle même. Si vous ne la respectez pas, et si vous ne la choyez pas, elle ne vous offrira plus ce qui vous éblouissait les premiers jours, et votre relation se dégradera inexorablement. Ne la délaissez pas, vous avez besoin d’elle à chaque instant de votre journée.
Les disciples de la modulocracy doivent s’assurer que les règles soient respectées au quotidien, car chacune d’elle a son importance : le déroulement des réunions, la présence du facilitateur, le respect des fiches rôles avec les domaines de compétence et les redevabilités, même la création et l’évolution des cercles, sont réfléchis et représentent les piliers d’un management libéré réussi.

Leçon 3. Ce domaine est trop petit pour nous deux

Il est fondamental que chacun garde son jardin secret, AKA son domaine de compétence. Et c’est pour cela qu’il doit être parfaitement défini dès le début. Si l’un de vos domaines de compétences c’est : « l’aménagement des locaux », c’est vous qui prenez les décisions finales. Si l’autre a très envie de monter la cuisine a un autre endroit du bureau, vous pouvez l’écouter mais la décision finale vous revient. Si les domaines de compétences sont bien définis au préalable, vous ne souffrirez pas de prendre des décisions qui ne contentent pas 100% de vos collègues. Vous n’êtes pas un pot de nutella, vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Si vous possédez un domaine de compétences, c’est justement parce-que vous êtes compétent dans ce domaine, sinon il serait donné à quelqu’un d’autre. Vous pouvez prendre des avis, mais ça n’est pas à la majorité de choisir quand c’est votre domaine de compétence. C’est vous et personne d’autre. S’il s’agit d’un domaine appartenant au cercle, c’est dans cette unique hypothèse que la décision pourra être prise par le groupe.

 

Leçon 4. Modulocracy ne veut pas dire anarchie

La leçon 4 découle de la leçon 3. Lorsque l’on doit prendre de grosses décisions (dépenses, aménagement, plan de com’, engagement, nouveau projet,…), on est toujours tenté de demander l’avis de tout le monde. Les grosses décisions sont effrayantes car elles apportent leur lot de responsabilité. Mais personne ne sait mieux que vous quelle est la meilleure des décisions pour votre projet. Si vous avez toujours à l’esprit votre intérêt supérieur (donc l’intérêt supérieur de votre entreprise), vous ferez de votre mieux et vous limitez la possibilité de faire des erreurs. Dans la vraie vie, si vous prenez l’avis de vos copines (qui veulent à tout prix vous caser quand vous êtes célibataire, et qui s’exclament « quel salaud, quitte-le », à peine vous êtes en couple), de vos parents, de votre frère, etc… Vous finirez avec une grosse migraine, et à la fin c’est quand même VOUS et personne d’autre qui prendrez  la décision. C’est pareil en entreprise : demander quelques avis c’est bien, mais ce ne sont pas vos quinze collègues qui prennent la décision finale. C’est la seule personne qui possède ce domaine de compétence.

 

Leçon 5. Quand la modulocracy change de coupe de cheveux, il faut continuer de l’aimer

Le changement n’est pas synonyme d’échec. La modulocracy est vivante et va s’adapter aux membres d’une équipe, aux personnalités, aux nouvelles opportunités, aux priorités du moment. La modulocracy est agile, ce qui veut dire qu’elle ne restera jamais dans sa forme figée. Les règles vont changer, s’adapter, et il faudra parfois faire machine arrière si des erreurs ont été commises. Mais dans le fond, elle restera toujours la modulocracy, celle que vous avez aimé dès le premier jour, et qui vous rend heureux au quotidien. Le changement a du bon, il donne un souffle de nouveauté et permet de retrouver l’excitation des premiers jours. Ainsi, vous ne vous lasserez jamais de la modulocracy.

Enfin n’oubliez pas, dans une relation il faut être deux – ou 45 – et l’important c’est l’envie de continuer. Chez moduloTech, j’ai cette chance d’être entourée de collaborateurs désireux de casser les codes et de libérer tout leur potentiel. Avec la modulocracy, ils forment vraiment un très joli couple !

 

Images issues de la série «IN EXTREMIS – Bodies with no regret» de l’extraordinaire artiste Sandro Giordano

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